Avoir raison ou réussir à changer de comportement ?

Les émissions de gaz à effet de serre d'origine anthropique sont-elles ou non prépondérantes dans les variations climatiques ? Le simple fait de poser la question est problématique, et peut vous classer dans la catégorie des criminels climatiques (voire pire). Mais est-il raisonnable aujourd'hui de se poser ce type de question ? Et dans quel but ?

Après lecture des thèses non anthropiques (dites "solaristes" selon ses détracteurs), on peut en effet se poser des questions. Mais que l'impact de nos émissions de GES soit prépondérant ou pas sur le climat, la réduction de nos émissions signifie aussi réduction de nos autres émissions (déchets) et moindre prélèvement de matières premières et énergies fossiles... bref ça n'est pas perdu !

L'inconvénient majeur du rejet de la thèse "réchauffement climatique d'origine anthropique" est l'abandon d'un paradigme admis par beaucoup de monde, et qui commence à permettre d'envisager la mise en oeuvre de mesures politiques à grande échelle (même si Copenhague a accouché d’une souris). L’hypothétique passage à un paradigme solariste, ou autre paradigme alternatif ayant tendance à écarter la responsabilité humaine, risquerait de mettre un coup d'arrêt à des mesures qui sortent à peine du nid, et surtout mettrait à mal un début de prise de conscience salutaire.

Tout ça pour (me/se/vous) dire qu'il est peut-être plus sage de ne pas trop chercher la petite bête, et d'accompagner cette prise de conscience par tous les moyens à disposition. L’urgence n'est certainement pas d'avoir raison mais de réussir à changer de comportement.

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