Coaching et développement durable
01/03/2010
Comment ne pas le remarquer ? Le développement durable est à la mode et commence à passer de mode au fur et à mesure qu'il se dissout dans la société et dans ses pratiques. Politique, entreprise, monde associatif, le développement durable est devenu un concept incontournable. Tous les produits sont désormais écologiques, même les 4x4 se voient parés de vertus environnementales (dans les publicités évidemment).
Voici 25 ans, le développement durable n'existait pas - on parlait plutôt d'écologie, ou d'environnement. L'expression "sustainable development" est apparue en 1986 dans le rapport Brudtland, ministre norvégienne de l’environnement présidant la Commission mondiale sur l’environnement et le développement. Ce rapport définit le développement durable comme "un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs."
La traduction courante de "sustainable development" en "développement durable" a fait l'objet de débats sémantiques. Le durable et le soutenable (ou le supportable) sont bien sûr deux idées très différentes, et l'usage d'un terme ou d'un autre a des implications importantes sur la nature du développement. Essayons-nous de faire durer notre mode de vie actuel le plus longtemps possible (changement de type 1, selon Watzlawick), ou mettons-nous en oeuvre des changements de type 2, nous assurant un avenir viable ?
Le développement durable repose sur trois piliers : économique, social et environnemental (ou écologique). Aux intersections de ces trois piliers nous retrouvons les mots-clés : viable, équitable, vivable, durable. Ces concepts ne sont pas étrangers à une certaine pratique du coaching, qui privilégie une approche systémique et écologique de la problématique humaine.
Le coaching, lui aussi, est à la mode, et commence à s'intégrer dans notre société. Il y a 25 ans, le coaching n'existait que dans le monde sportif, et de nombreux consultants faisaient du coaching sans le savoir. Aujourd'hui, il a envahi toute la sphère professionnelle, déborde sur la sphère personnelle, parfois abusivement, à tel point qu'il existe maintenant des "coachs" pour toutes les activités qui auparavant faisaient l'objet de simples formations. Parfois utilisé à tort et à travers, le mot "coaching" est devenu dans le grand public aussi vague et répandu que... le développement durable. Le coaching fait lui aussi l'objet de critiques et de soupçons, liés principalement à la méconnaissance du sujet et aux espoirs ou fantasmes projetés sur cette activité.
Penser global, agir local : la formule de René Dubos n'a pas pris une ride, et s'applique parfaitement au coaching qui joue déjà un rôle essentiel pour soutenir un développement durable, notamment dans ses dimensions sociales et économiques. Le monde de l'entreprise n'est évidemment pas le monde des Bisounours®, et l'outil-coaching peut être utilisé à bien d'autres choses qu'à un réel développement durable. Le coach doit faire usage de son propre système de valeurs pour engager (ou pas) un travail avec une entreprise dont les pratiques sociales et/ou environnementales posent problème.
Pour finir, gageons que le coaching suivra le même destin que le développement durable : d'abord inconnu, puis à la mode et réservé à une élite, puis à la mode et démocratisé (avec toutes les dérives possibles), et enfin reconnu et intégré dans le quotidien professionnel ou personnel.
Cet article est paru initialement en avril 2009 sur le site de Mediat-Coaching
Voici 25 ans, le développement durable n'existait pas - on parlait plutôt d'écologie, ou d'environnement. L'expression "sustainable development" est apparue en 1986 dans le rapport Brudtland, ministre norvégienne de l’environnement présidant la Commission mondiale sur l’environnement et le développement. Ce rapport définit le développement durable comme "un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs."
La traduction courante de "sustainable development" en "développement durable" a fait l'objet de débats sémantiques. Le durable et le soutenable (ou le supportable) sont bien sûr deux idées très différentes, et l'usage d'un terme ou d'un autre a des implications importantes sur la nature du développement. Essayons-nous de faire durer notre mode de vie actuel le plus longtemps possible (changement de type 1, selon Watzlawick), ou mettons-nous en oeuvre des changements de type 2, nous assurant un avenir viable ?
Le développement durable repose sur trois piliers : économique, social et environnemental (ou écologique). Aux intersections de ces trois piliers nous retrouvons les mots-clés : viable, équitable, vivable, durable. Ces concepts ne sont pas étrangers à une certaine pratique du coaching, qui privilégie une approche systémique et écologique de la problématique humaine.
Le coaching, lui aussi, est à la mode, et commence à s'intégrer dans notre société. Il y a 25 ans, le coaching n'existait que dans le monde sportif, et de nombreux consultants faisaient du coaching sans le savoir. Aujourd'hui, il a envahi toute la sphère professionnelle, déborde sur la sphère personnelle, parfois abusivement, à tel point qu'il existe maintenant des "coachs" pour toutes les activités qui auparavant faisaient l'objet de simples formations. Parfois utilisé à tort et à travers, le mot "coaching" est devenu dans le grand public aussi vague et répandu que... le développement durable. Le coaching fait lui aussi l'objet de critiques et de soupçons, liés principalement à la méconnaissance du sujet et aux espoirs ou fantasmes projetés sur cette activité.
Penser global, agir local : la formule de René Dubos n'a pas pris une ride, et s'applique parfaitement au coaching qui joue déjà un rôle essentiel pour soutenir un développement durable, notamment dans ses dimensions sociales et économiques. Le monde de l'entreprise n'est évidemment pas le monde des Bisounours®, et l'outil-coaching peut être utilisé à bien d'autres choses qu'à un réel développement durable. Le coach doit faire usage de son propre système de valeurs pour engager (ou pas) un travail avec une entreprise dont les pratiques sociales et/ou environnementales posent problème.
Pour finir, gageons que le coaching suivra le même destin que le développement durable : d'abord inconnu, puis à la mode et réservé à une élite, puis à la mode et démocratisé (avec toutes les dérives possibles), et enfin reconnu et intégré dans le quotidien professionnel ou personnel.
Cet article est paru initialement en avril 2009 sur le site de Mediat-Coaching
Avoir raison ou réussir à changer de comportement ?
03/01/2010
Les émissions de gaz à effet de serre d'origine anthropique sont-elles ou non prépondérantes dans les variations climatiques ? Le simple fait de poser la question est problématique, et peut vous classer dans la catégorie des criminels climatiques (voire pire). Mais est-il raisonnable aujourd'hui de se poser ce type de question ? Et dans quel but ?
Après lecture des thèses non anthropiques (dites "solaristes" selon ses détracteurs), on peut en effet se poser des questions. Mais que l'impact de nos émissions de GES soit prépondérant ou pas sur le climat, la réduction de nos émissions signifie aussi réduction de nos autres émissions (déchets) et moindre prélèvement de matières premières et énergies fossiles... bref ça n'est pas perdu !
L'inconvénient majeur du rejet de la thèse "réchauffement climatique d'origine anthropique" est l'abandon d'un paradigme admis par beaucoup de monde, et qui commence à permettre d'envisager la mise en oeuvre de mesures politiques à grande échelle (même si Copenhague a accouché d’une souris). L’hypothétique passage à un paradigme solariste, ou autre paradigme alternatif ayant tendance à écarter la responsabilité humaine, risquerait de mettre un coup d'arrêt à des mesures qui sortent à peine du nid, et surtout mettrait à mal un début de prise de conscience salutaire.
Tout ça pour (me/se/vous) dire qu'il est peut-être plus sage de ne pas trop chercher la petite bête, et d'accompagner cette prise de conscience par tous les moyens à disposition. L’urgence n'est certainement pas d'avoir raison mais de réussir à changer de comportement.
Cet article est également publié sur www.chmgd.com
Après lecture des thèses non anthropiques (dites "solaristes" selon ses détracteurs), on peut en effet se poser des questions. Mais que l'impact de nos émissions de GES soit prépondérant ou pas sur le climat, la réduction de nos émissions signifie aussi réduction de nos autres émissions (déchets) et moindre prélèvement de matières premières et énergies fossiles... bref ça n'est pas perdu !
L'inconvénient majeur du rejet de la thèse "réchauffement climatique d'origine anthropique" est l'abandon d'un paradigme admis par beaucoup de monde, et qui commence à permettre d'envisager la mise en oeuvre de mesures politiques à grande échelle (même si Copenhague a accouché d’une souris). L’hypothétique passage à un paradigme solariste, ou autre paradigme alternatif ayant tendance à écarter la responsabilité humaine, risquerait de mettre un coup d'arrêt à des mesures qui sortent à peine du nid, et surtout mettrait à mal un début de prise de conscience salutaire.
Tout ça pour (me/se/vous) dire qu'il est peut-être plus sage de ne pas trop chercher la petite bête, et d'accompagner cette prise de conscience par tous les moyens à disposition. L’urgence n'est certainement pas d'avoir raison mais de réussir à changer de comportement.
Cet article est également publié sur www.chmgd.com
